Confronta offerte su Amazon
+ 3,95 € di spedizione
87% positive negli ultimi 12 mesi
+ 4,30 € di spedizione
86% positive negli ultimi 12 mesi
+ 4,65 € di spedizione
82% positive negli ultimi 12 mesi
Scarica l'app Kindle gratuita e inizia a leggere immediatamente i libri Kindle sul tuo smartphone, tablet o computer, senza bisogno di un dispositivo Kindle.
Leggi immediatamente sul browser con Kindle per il Web.
Con la fotocamera del cellulare scansiona il codice di seguito e scarica l'app Kindle.
Immagine non disponibile
Colore:
-
-
-
- Per visualizzare questo video scarica Flash Player
Rapito. Un film di Marco Bellocchio Copertina flessibile – 26 maggio 2023
Opzioni di acquisto e componenti aggiuntivi
- Lunghezza stampa224 pagine
- LinguaItaliano
- EditoreEdizioni Cineteca di Bologna
- Data di pubblicazione26 maggio 2023
- Dimensioni21.9 x 2.6 x 14.1 cm
- ISBN-13979-1280491169
I clienti che hanno visto questo articolo hanno visto anche
Rapito - 4K (Bd 4K + Bd Hd)Paolo Pierobon, Enea Sala, Leonardo Maltese, Fausto Russo Alesi, Paolo Calabresi, Barbara RonchiBlu-ray
Dettagli prodotto
- ASIN : B0BYC8W251
- Editore : Edizioni Cineteca di Bologna (26 maggio 2023)
- Lingua : Italiano
- Copertina flessibile : 224 pagine
- ISBN-13 : 979-1280491169
- Peso articolo : 330 g
- Dimensioni : 21.9 x 2.6 x 14.1 cm
- Posizione nella classifica Bestseller di Amazon: n. 179,395 in Libri (Visualizza i Top 100 nella categoria Libri)
- n. 387 in Generi cinematografici
- Recensioni dei clienti:
Recensioni clienti
Le recensioni dei clienti, comprese le valutazioni a stelle dei prodotti, aiutano i clienti ad avere maggiori informazioni sul prodotto e a decidere se è il prodotto giusto per loro.
Per calcolare la valutazione complessiva e la ripartizione percentuale per stella, non usiamo una media semplice. Piuttosto, il nostro sistema considera cose come quanto è recente una recensione e se il recensore ha acquistato l'articolo su Amazon. Ha inoltre analizzato le recensioni per verificarne l'affidabilità.
Maggiori informazioni su come funzionano le recensioni dei clienti su AmazonLe recensioni migliori da altri paesi
Que ce soit en amont, avant de découvrir le film dans les salles début novembre 2023, ou en aval, les italophones s’intéressant soit à Bellocchio en règle générale soit au sujet de ce film-là en particulier, pourront se porter sur l’ouvrage réalisé dans le cadre de la collection Contamporanei de la Cineteca di Bologna, confié à un des critiques les plus respectés de la péninsule, Paolo Mereghetti. Ce petit volume de quelque 220 pages propose une note d’intentions de Marco Bellocchio, des analyses de Paolo Mereghetti et Alberto Melloni, une perspective historique sur le cas Edgardo Mortara*, des entretiens avec les deux producteurs du film (Beppe Caschetto et Simone Gattoni), ainsi que le scénario du film. Le tout est illustré notamment par les dessins préparatoires de Bellocchio. L’état du script proposé est le 7ème et dernier : cependant, les modifications apportées au tournage et au montage font que ce script a été très largement amendé ; ceux que cela intéressera, dont je suis, seront ravis de pouvoir lire ce script qui comporte toutes les scènes et dialogues éliminés du montage final et qui précise bien clairement ce qui a à l’inverse été ajouté par rapport au dernier état du script.
Bellocchio y insiste : il ne s’est pas porté sur ce sujet, qu’il envisageait de tourner depuis des années, parce qu’il serait anticlérical – il se présente d’ailleurs lui-même comme étant toujours catholique, même si c’est pour ajouter immédiatement ce que tout le monde sait : qu’il s’est éloigné assez vite du giron de l’Eglise, sans espoir de retour – mais pour pouvoir se saisir résolument d’une « histoire italienne, mystérieuse et complexe ». L’histoire de cet enfant, enlevé comme Aldo Moro (et peut-être comme lui tué, ajoute-t-il, en tout cas au sens où son identité et sa personnalité auraient été laminées), elle était un sujet en or pour lui et en même temps étrange – étrange parce que lui, le cinéaste par excellence de toutes les révoltes, se saisit ici d’un personnage qui ne se révolte jamais vraiment. C’est une des raisons pour lesquelles son film est passionnant, au-delà de son thème déjà puissant : comment arriver à faire comprendre, sans lever le mystère, ce qui peut conduire une telle « conversion »** forcée à « réussir », c’est-à-dire être amené à montrer une manière de syndrome de Stockholm en bain religieux.
Edgardo ne se révolterait donc jamais là où ses autres personnages seraient tous des révoltés ? Les choses ne sont en fait pas si simples, et les formes que prend la révolte chez Edgardo, en dehors d’un moment central où le vernis craque, sont là aussi un des signes distinctifs de comment Bellocchio a réussi à investir le sujet et à questionner un personnage qui s’avère en grande partie cryptique. J’ai parfois pu lire que c’était la première fois que Bellocchio avait au centre d’un de ses films un personnage d’enfant, ce qui est faux, celui de Fai Bei Sogni / Fais de beaux rêves (2016) ayant, certes à des âges variés, à peine moins d’importance et de temps à l’écran que celui de Rapito. A priori, on ne peut pas rêver personnages plus différents : d’un côté, Massimo, l’enfant qui dit non, à la mort de sa mère, aux sornettes qu’on veut bien lui raconter ; de l’autre, Edgardo, l’enfant observateur et obéissant qui en dehors donc d’un moment de débordement accepte sans broncher sa nouvelle situation, voire la séparation avec sa famille. Le premier serait un personnage totalement bellocchien tandis que l’autre ferait presque figure d’anomalie dans sa filmographie. Voire. « Défends ta foi » disait le prêtre à Massimo, et le spectateur de le voir faire preuve de zèle dans la foulée. Et s’il apparaît clairement à Edgardo qu’il va falloir qu’il défende sa foi, si son zèle en fait un serviteur fervent du dieu des Catholiques autant que de son représentant sur la terre qui s’avère aussi être son ravisseur, le rejet n’est jamais loin : la défense devenue seconde nature ne saurait complètement oblitérer le besoin tout aussi naturel d’attaquer, même confusément. Cette révolte assourdie, qui n’en est jamais vraiment une et qui pourtant, jamais complètement éteinte, pourrait bien surgir à tout moment et de façon plus ou moins consciente, me semble bien un trait définissant le cinéaste jusque dans un sujet où il est avant tout question d’obéissance, d’endoctrinement et d’oblitération de l’identité ; c’est aussi ce qui achève de rendre passionnant ce film à la conclusion amère qui tout du long aura laissé toute sa place à de multiples tensions et contradictions***. La lecture du scénario, avec ses variantes, permet en outre de le mesurer plus encore qu’au vu du film.
Ce livre, pour intéressant qu’il puisse être, laisse un goût de trop peu. Puisqu’on ne se contente pas du seul scénario, il y avait un peu mieux à faire, notamment en donnant un peu plus largement la parole au cinéaste (et éventuellement à ses co-scénaristes) et potentiellement à d’autres collaborateurs de création – ce n’est pas que les entretiens avec les deux producteurs s’avèrent inintéressants, mais ils n’auraient pas dû se substituer à tous les autres. Et comme on ne fait pas parler Bellocchio de la question de la reconstitution, de celle du réalisme et de la façon dont il s’accommode très bien chez lui d’une forte dimension théâtrale et opératique ainsi que d’embardées baroques, de son casting**** et de ses choix musicaux, etc., il faudra hélas s’en remettre aux entretiens avec lui trouvables ailleurs pour en savoir plus. Je ne peux toutefois que recommander ce petit ouvrage élégant, au-delà même de l’intérêt du scénario et des dessins de Bellocchio, celui des textes de Paolo Mereghetti, Alberto Melloni et Marina Caffiero ne faisant guère de doute.
*Pour ceux qui n’auraient pas eu vent du sujet du film, voici le synopsis fourni par le distributeur : En 1858, dans le quartier juif de Bologne, les soldats du Pape font irruption chez la famille Mortara. Sur ordre du cardinal, ils sont venus prendre Edgardo, leur fils de sept ans. L’enfant aurait été baptisé en secret par sa nourrice étant bébé et la loi pontificale est indiscutable : il doit recevoir une éducation catholique. Les parents d’Edgardo, bouleversés, vont tout faire pour récupérer leur fils. Soutenus par l’opinion publique de l’Italie libérale et la communauté juive internationale, le combat des Mortara prend vite une dimension politique. Mais l’Église et le Pape refusent de rendre l'enfant, pour asseoir un pouvoir de plus en plus vacillant…
**Le titre préalablement envisagé était La Conversione. Rapito lui donne un petit côté roman d’aventures du XIXème, ce nouveau titre ne pouvant que faire penser à celui d’un roman de Robert Louis Stevenson, Kidnapped (Les Aventures de David Balfour, pour la version française, d’ailleurs très récemment retraduit sous le titre littéral Enlevé !).
***Ceux qui présentent les films de Marco Bellocchio comme des brûlots oublient parfois que, y compris dans ses premiers films, aussi rentre-dedans fussent-ils, il y a toujours eu chez lui de la place pour une dialectique assez fine, des tensions multiples jouant les unes avec les autres, bref tout ce qui fait que rien n’est jamais matraqué, jamais si simple. Bien malin celui qui pourra tirer des enseignements clairs relativement aux visées idéologiques d’un film comme Nel Nome del Padre / Au nom du Père (1971), par exemple, qui peut certes de prime abord passer pour un plaidoyer pour la révolte et contre l’éducation (religieuse) autoritaire et qui pourtant met en avant des personnages travaillés par des contradictions trop fortes pour qu’on puisse une seule seconde les considérer comme des modèles à suivre aveuglément ou de simples porte-paroles d’un auteur construisant une œuvre à message. Ses films jouent aujourd’hui plus ouvertement la carte de la fiction romanesque et pourtant, de peur que l’on se méprenne une fois de plus sur ses intentions – lui qui réaliserait forcément des films anticléricaux, voire anti-religieux – Bellocchio se sent obligé de préciser à la fin de sa note d’intentions : « Il s’agit d’un film, pas d’un livre d’histoire ou de philosophie, ou d’une thèse idéologique ».
****On ne sera pas surpris de voir dans ce film des habitués du cinéma de Bellocchio : Fausto Russo Alessi, qui s’est notamment illustré dans Il Traditore / Le Traître et Esterno Notte ; Barbara Ronchi, qui jouait déjà la mère dans Fai Bei Sogni / Fais de beaux rêves ; son Benito Mussolini dans Vincere, Filippo Timi, ou son Aldo Moro dans Esterno Notte, Fabrizio Gifuni. Bellocchio a eu l’occasion d’expliquer que l’une des raisons pour lesquelles Steven Spielberg a finalement abandonné l’idée de réaliser un film sur cet épisode historique qu’il avait en ligne de mire est qu’il n’a pas trouvé l’enfant adéquat pour l’incarner. C’est peu dire que Bellocchio a trouvé son bien en Enea Sala, l’acuité de son regard à la fois inquisiteur et souvent inexpressif faisant des merveilles pour que le personnage conserve sa part de mystère.
NB Les italophones souhaitant d’ores et déjà acquérir une édition du film en vidéo la trouveront aussi bien sous forme de dvd que de Blu-ray que de 4K (+ Blu-ray). Celle-ci n’est pas encore référencée sur le site français : aller voir sur le site italien, où elle est disponible depuis septembre. L'édition française établie par le distributeur Ad Vitam paraîtra quant à elle en mars 2024.